Parents·Témoignage

Surmonter le deuil de sa femme : Le combat d’Armand

Rendez-vous sur Instagram @inesea_mamanpsy

Aujourd’hui c’est un article très particulier que je vous propose. En effet, j’ai été touchée par l’histoire d’Armand et son petit garçon Gaspard. La maman de Gaspard, Blanche, est décédée 3 jours après son accouchement suite à une erreur médicale. Dans cet article, Armand accepte de témoigner et de parler de son vécu, de ce qu’il s’est passé, mais aussi de son combat pour rétablir la justice. Pour ma part, en tant que psychologue, je tenais à partager son combat pour l’aider à se faire entendre, mais ce témoignage me permet également d’aborder un point des plus sensibles : le deuil. Mais avant d’aborder les choses sous mon regard de psychologue, je vais laisser à Armand le soin de raconter son histoire. Merci beaucoup à lui pour le courage qu’il a eu de se dévoiler ainsi. J’espère que son témoignage permettra à d’autres parents endeuillés de se sentir ainsi moins seuls et trouver des ressources.

Bonjour Armand, tout d’abord merci beaucoup d’accepter de témoigner sur ce sujet qui, je l’imagine, ne doit pas être facile à aborder. Mais tout d’abord, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous et votre combat ?

Bonjour Inès, je suis Armand, papa de Gaspard âgé d’un an et demi. Je suis kiné en libéral. J’ai perdu ma femme le 1er janvier 2019, trois jours après avoir mis au monde notre petit garçon. Depuis je me bats pour être un papa approximatif, j’ai dû apprendre seul à le devenir. Gaspard n’a rien demandé, je lui dois la meilleure et heureuse vie possible. Je me bats également pour rétablir la vraie vérité sur les véritables circonstances du décès de sa maman. Une procédure judiciaire a été lancée contre l’hôpital. Le jugement au tribunal administratif aura lieu ce mardi 23 juin. J’attends de l’hôpital réparation de sa part tenu pour responsable à 70% du décès de Blanche ma femme.

C’est donc pour rétablir la vérité et faire justice à votre femme que vous avez fait le choix d’en parler ou bien y a-t-il d’autres raisons ?

Oui et de plus venir en aide à d’autres parents qui vivraient le même drame… Quand cela m’est tombé dessus, je pense que le témoignage de parents à qui c’est arrivé m’aurait peut-être aidé.

Qu’auriez-vous eu besoin de lire, d’entendre de la part de ces personnes ?

Eh bien dans un premier temps, savoir simplement que je n’étais pas le seul à qui c’est arrivé, car dans ce moment atroce on se sent plus que seul. Puis, me témoigner que c’est possible de rebondir et de construire un bel avenir avec son enfant. Tout simplement que même dans l’innommable il faut s’accrocher car des jours meilleurs sont à venir. Savoir que même si on ne sait pas comment s’y prendre avec un bébé car c’est tout nouveau, même si on ne fait rien parfaitement, ce n’est pas grave, le plus important c’est d’être là pour son bébé, ce petit être qui ressent tout. Même si votre enfant vous dit « maman » quand il sort son premier mot ce n’est pas grave. Vous n’avez rien raté. Vous n’êtes pas un mauvais parent… Le mot « papa » finira bien par sortir 😉 (ma propre expérience).

Vous relevez un point important, votre bébé en effet a dû ressentir beaucoup de choses. Les avez-vous remarquées ? Comment y avez-vous fait face ?

Au départ, je me suis laissé submerger. Un soir, j’ai même envoyé un sms à mes proches, disant que s’il m’arrivait quelque chose, il faudrait s’occuper de lui comme si je n’avais jamais existé. Les premiers mois ont été très compliqués, j’ai mis du temps à me sentir père et surtout à me sentir comme un père acceptable aux yeux de mon fils. Je culpabilisais beaucoup de voir les autres parents de la crèche ou de mon entourage gérer leurs enfants, leurs émotions, leurs plannings comme des dieux. Je me suis très vite rendu compte que dès que j’allais « mal », dès que j’étais angoissé, déprimé, mon fils se mettait à aller mal. Je ressentais ses battements cardiaques s’accélérer… Puis en grandissant, il me faisait payer mon angoisse ou ma mauvaise humeur par des nuits très hachées. Des pleurs. Gaspard a très vite eu peur de l’abandon, même encore maintenant… Pourtant je passe beaucoup de temps à le rassurer mais bon.

Quel suivi, soutien, aide avez-vous eu suite à cela ? Vous êtes-vous senti suffisamment accompagné ? Et aujourd’hui ?

Suite au drame je me suis renfermé et mis dans ma bulle avec mon bébé. Puis j’ai accepté de voir un psy au bout de 5 mois. Il m’aura fallut écumer quatre psy pour trouver celui qui me correspondait… Aujourd’hui, je suis suivi tous les 15 jours. J’ai également pu être soutenu par nos proches.

Et Gaspard, comment est-il aujourd’hui ? Comment le sentez-vous ?

Gaspard connaît très bien sa maman au travers des souvenirs que je lui raconte. Ce sont des doux moments que nous passons ensemble, je lui parle de sa maman et il m’écoute avec ses grands yeux pleins d’amour. Tous ces souvenirs sont si précieux pour nous. Gaspard est un petit bonhomme qui va très bien et qui est en pleine forme. Il a une force de vivre incroyable. Il y a un an, nous avons accueilli Napoléon, un chien qui s’est tout de suite pris d’affection pour Gaspard et vice-versa. Je ne saurais expliquer cette relation qu’ils ont tissé tous les deux, mais ils sont comme des frères. Quand Gaspard est très angoissé, Napoléon saute sur sa table à langer pour atterrir dans son lit… Je laisse faire car je sais que c’est très important pour Gaspard. Parfois, nous terminons nos nuits à trois dans mon lit… Depuis que nous avons déménagé, énorme bouleversement pour Gaspard…

Ce déménagement faisait-il partie d’une étape pour vous et votre bébé ?

J’avais besoin de « tourner la page ». Trop de souvenirs dans cet appartement avec Blanche… Je voyais ma femme partout. J’ai mis beaucoup de temps à passer le cap mais aujourd’hui je suis fier d’avoir pu nous créer un nouveau cocon avec Gaspard en emportant sa maman avec nous…

Je comprends. Revenons-en à Blanche… Que s’est-il passé exactement ? Avait-elle des problèmes de santé qui auraient pu laisser présager ce qui est arrivé ?

Blanche, 32 ans, était en parfaite santé. Ancienne sportive de haut niveau. Aucun problème de santé ne laissait présager ce drame. La grossesse s’est parfaitement déroulée. Elle a continué une activité sportive jusqu’au quatrième mois mais celle-ci était adaptée et modérée. Le drame est arrivé après l’accouchement. Les premiers signes de détresse sont arrivés 7h environ après. Son ventre s’est durci et s’est mis à gonfler. Plus des douleurs dans tout le corps. L’équipe nous disait que c’était normal et qu’il fallait que j’arrête de m’inquiéter. Je devais les laisser faire leur travail. En gros j’étais chiant avec mes questions et mes réclames… Seulement plus de 24h plus tard une médecin est venue l’ausculter… Parce que j’ai lourdement insisté.

Quel était son verdict ?

« Mais monsieur, on voit que ce n’est pas vous qui avez accouché, c’est normal que votre femme soit très fatiguée. Un accouchement c’est comme gravir un sommet. Le ventre gonflé de votre femme c’est normal étant donné qu’elle est sportive, c’est une réaction des abdominaux ». Aucun examen pratiqué, elle n’a pas cherché plus loin et est repartie finir son café avec ses collègues.

Et votre femme, que vous disait-elle ? Sentait-elle que ce n’était pas normal ce qu’il se passait ?

Très vite, Blanche était incapable de se mouvoir dans son lit ni même de parler. On communiquait par des signes. Elle me faisait part de ses douleurs. C’est moi-même qui ait ramené un thermomètre de la maison en fin d’après-midi, qui ait pris sa température pour leur signifier qu’elle était à 38,9°C.

Comment ont-il réagi en voyant cela ?

Ils l’ont mal pris. Mais ont accepté de lui donner du paracétamol pour faire baisser la fièvre. Moi je souhaitais qu’ils cherchent la cause de cette fièvre… Mais pour eux c’était soit une petite poussée de fièvre en réaction à l’accouchement, ou une « PETITE infection pas bien méchante » ! Ce sont leurs mots. C’est seulement le lendemain qu’ils ont lâché les mots de maladie nosocomiale avec sepsis… Mais c’était trop tard. Blanche avait fait un arrêt cardiaque dans mes bras. L’équipe n’a pas réussi à faire repartir son cœur.

Comment vous ont-il accompagné dans votre souffrance et, je l’imagine, votre colère ?

Ils ne m’ont accompagné dans rien du tout. Quand Blanche est décédée, une infirmière m’a tendu un sac plastique de l’hôpital avec les affaires de Blanche… Bien sûr, il fallait libérer la chambre au plus vite… J’ai eu des informations un peu plus tard, après l’autopsie. La maladie nosocomiale à streptocoque était confirmée.

Qu’avez-vous appris de cette maladie ? Vous a-t-on expliqué quelle en était la cause ?

Tout d’abord je ne suis pas médecin, mais ce que j’en sais et ce que j’ai appris, c’est que les causes peuvent être diverses… Mais ce sont des maladies fréquentes dans les hôpitaux. Ce sont des bactéries surpuissantes car elles ont l’habitude de résister aux traitements. C’est une infection massive de tout le corps. Ce peut-être dû à un manque d’hygiène quand la poche des eaux a été rompue. Avec les examens gynécologiques, si les soignants ne se désinfectent pas bien les mains, on peut contaminer les patients… C’est la 3ème cause de mortalité. C’est moi-même qui suis allé à la pêche aux informations.

C’est la raison pour laquelle l’hôpital a été reconnu responsable à 70% ?

Oui. Car personne n’a réagi et peut-être que cela aurait pu être évité s’ils avaient pris en charge Blanche. Si tout simplement ils avaient fait leur travail. Il faut savoir que j’ai été convoqué le soir même au commissariat pendant 5h, subissant un interrogatoire. Au départ, personne ne savait et l’autopsie n’était pas faite. Ils voulaient savoir si je pouvais être responsable de quelque chose. Ils sont même venus chez nous pour l’enquête.

Aujourd’hui, où en est l’enquête ? Vous dites que ce mardi il y aura un jugement c’est bien cela ? En quoi consistera-t-il ?

C’est bien ça. Il sera question entre autres des réparations financières. Avant le drame, nous gagnions à deux ce que je gagne à présent, puisque mes revenus ont doublé. Or, les calculs de dédommagement sont faits à partir des revenus du couple au moment du décès. Les dédommagements sont donc presque nuls et ne prennent pas en compte le fait que nous aurions aujourd’hui mon salaire, en plus de celui de ma femme qui par ailleurs, aurait également pu évoluer dans sa carrière. J’ai engagé une procédure afin de mettre en lumière les erreurs qui ont été faites par l’hôpital, pour que cela n’arrive pas à d’autres. Pour le moment, aucune contre-proposition amiable n’est satisfaisante. Nous attendons donc le jugement qui sera rendu par le tribunal administratif à qui il appartiendra de trancher la délicate question de la réparation pécuniaire.

Aujourd’hui, qu’avez-vous appris sur vous-même que vous ignoriez ?

J’ai appris tout d’abord que la vie peut-être courte alors il faut savoir la savourer à chaque instant et tous les jours. Je connais le prix de la vie. J’ai appris à mieux me connaître, à dépasser mes peurs, à me battre pour les gens que j’aime mais j’ai aussi appris à ne pas dépasser mes limites. Aujourd’hui et grâce à la force des choses, je me connais beaucoup mieux et surtout je sais pour quoi je vis. Je sais que je ne suis pas parfait, je n’arriverais jamais à l’être et je n’en ai pas la prétention. Mais je sais que je suis le meilleur papa pour mon fils.

Quel message souhaitez-vous transmettre du plus profond de votre cœur à tous ces papas ou toutes ces mamans endeuillé(e)s ?

Oh il y aurait tellement de choses à dire… Tout d’abord, je dirais qu’importe le deuil ou le drame qu’on traverse, il ne faut pas rester seul. Prendre les mains tendues que l’on nous tend. Il faut pouvoir parler, écrire, … sortir cette douleur, colère, culpabilité, … pour avancer. Bien sûr, il y a un temps pour tout, on ne peut brûler les étapes. Mais se faire aider par des personnes compétentes est essentiel. Ne pas hésiter à faire le « tri » dans son entourage, si je peux me permettre cette expression. S’entourer que des personnes qui nous font du bien. Pour ma part, échanger dans un groupe de parole avec des parents ayant vécu la même chose m’a énormément apporté. Mais ça c’est propre à chacun, chaque individu vit son deuil comme il le peut… Ne pas hésiter à se complimenter même sur des toutes petites choses… Cela fait partie des choses qui font du bien et qui permettent de se revaloriser. Bref, je m’arrête sur le sujet… Mais je dirais pour finir qu’il ne faut pas être trop sévère avec soi-même… On fait comme on peut quand on traverse un tel tsunami.

Que souhaitez-vous dire à Gaspard pour quand il sera plus grand ?

C’est encore trop tôt pour avoir une réponse claire et précise pour Gaspard. Il sait déjà tout je pense. Je ne ferais que lui répéter. Que je suis très fier de lui et que sa maman qui veille sur nous l’est également. Je lui dirais de ne jamais s’interdire d’avoir peur et de croire en ses rêves. Il sait déjà que je serais toujours là pour lui. Que la vie est belle et qu’elle vaut le coût d’être bien vécue.

Que souhaitez-vous dire à votre femme ? Quels pourraient être ses mots aujourd’hui ?

Pour Blanche… J’espère qu’elle est fière de moi. « Je ne sais pas comment et quand mais tu vas y arriver. Vous serez heureux toi et Gaspard. ». Avant de partir, elle nous a transmis sa force.


Merci beaucoup pour ce témoignage si sincère et poignant. Vous pouvez retrouver Armand sur Instagram (@jetaimealafolieetblablabla), compte sur lequel il s’exprime avec beaucoup de sincérité et d’authenticité sur ce qu’il vit aujourd’hui. Vous pouvez d’ailleurs y voir son post sur ce qu’à donné le jugement au tribunal, qui a eu lieu avant la publication de cet article, mais après notre échange.

Je me permets malgré tout de parler aujourd’hui de deuil, suite à ce témoignage. Il est difficile de prédire comment et quand un deuil prendra fin. Beaucoup de facteurs influencent son évolution. C’est un sujet difficile à aborder. En effet, seul le temps permet de surmonter un deuil. Mais il est important de ne pas garder vos émotions pour vous. Si vous vivez actuellement un deuil douloureux, l’expression, écrite ou orale, auprès de personnes bienveillantes et attentives, est certainement l’action la plus efficace. Afin de poser « des mots sur vos maux ». Nous utilisons aujourd’hui beaucoup cette expression qui pourtant est lourde de sens. Parfois, alors que l’on a la tête dans nos angoisses, notre tristesse, il est même très difficile de parler ou d’écrire. Et cela se comprend parfaitement.

Un deuil n’est pas quelque chose d’anodin. Si je parle en termes scientifiques, je vous parlerais d’attachement. En effet, l’attachement réciproque envers des personnes qui nous aident à combler certains de nos besoins primaires permet à l’origine à l’être humain de survivre. Et lorsque l’on perd un être auquel nous sommes attachés, notre cerveau réagit comme s’il était en danger de mort. La perte d’une personne qui contribue à notre bien-être, à notre vie, a un effet sur le cerveau qui implique toutes les émotions mais aussi toutes les sensations que l’on peut ressentir lorsque notre survie est menacée. C’est pourquoi il n’est pas rare de ressentir une immense angoisse, des palpitations, des insomnies, parfois même des hallucinations, etc. Mais attention toutefois à ne pas confondre deuil et dépression par exemple, même s’il arrive parfois qu’un deuil se transforme petit à petit en dépression, mais c’est un autre sujet.

Quoiqu’il en soit, il est très important de ne pas rester seul, même s’il est également important de respecter vos besoins de solitude face au deuil. Il y a des moments où rien ne va, et d’autres où vous vous sentez mieux. C’est normal également. Soyez à l’écoute de votre corps, de vos émotions. Exprimez-les, d’une manière ou d’une autre. L’expression corporelle peut également être un bon moyen si trouver des mots est encore trop difficile ou douloureux.


Voici un petit exercice à appliquer lorsque vous vous en sentirez capable, afin de vous aider à trouver des ressources en vous et autour de vous malgré la perte déchirante que vous avez vécu. Il s’agit d’écrire une lettre à la personne dont vous faites le deuil. Bien évidemment, ne faites pas cet exercice s’il vous demande aujourd’hui beaucoup trop de ressources et d’énergie, s’il vous fait souffrir plus qu’il ne vous aide :

  1. Tout d’abord, il est important que vous soyez dans un lieu dans lequel vous vous sentez bien, apaisé. N’hésitez pas à mettre une musique, une ambiance, des odeurs qui évoquent pour vous quelque chose de doux, de calme, de serein.
  2. Ensuite, prenez une feuille, un carnet, ou tout autre support avec lequel vous êtes à l’aise.
  3. En haut, notez le nom de la personne que vous avez perdu, ou le surnom que vous aviez l’habitude de lui donner.
  4. L’idée est d’écrire une lettre à la personne défunte. Adressez-vous à elle. Votre lettre aura plusieurs parties. Pour vous aider, voici quelques pistes afin de vous permettre de donner un sens et un ordre à vos paroles pour vous permettre d’en ressortir plus léger :
    • Tout d’abord, dites-lui comment vous allez depuis son départ. Quelles émotions vous avez ressenti et celles que vous ressentez aujourd’hui.
    • Ensuite, dites-lui ce qu’elle vous apportait dans votre vie. En quoi était-elle unique, merveilleuse à vos yeux ?
    • Dites-lui ensuite ce qui vous aide à tenir malgré son absence, et pourquoi.
    • Remerciez-là pour ce que vous avez ressenti grâce à elle, pour sa personne, pour ses actions qui vous ont marqué. Dites-lui à quel point vous êtes heureux de l’avoir rencontrée.
    • Exprimez-lui ce que vous avez appris de bon sur vous-même et votre entourage depuis son départ.
    • Parlez-lui de votre avenir, de ce qui vous attends désormais, des missions que vous vous êtes fixé, de vos objectifs. Rassurez-là sur le fait que même si son absence est douloureuse, vous avez des choses auxquelles vous accrocher, des projets qui vous aident à tenir.
    • Énumérez-lui les choses qui vous font sourire aujourd’hui. Même les plus petites. Sans culpabilité, juste en vous rappelant que cette personne aimerait vous voir sourire.
    • Enfin, autorisez-là à partir, laissez-là prendre ce chemin, en exprimant sincèrement votre amour et vos pensées les plus bienveillantes envers cette personne. Souhaitez-lui le meilleur.
    • N’oubliez pas de signer, avec le nom ou le surnom qu’elle avait l’habitude de vous donner.
  5. Fermez votre lettre, et faites le choix que vous souhaitez : la garder, la jeter, la mettre dans une enveloppe scellée, dans une boîte, l’enterrer, l’envoyer dans le ciel, etc. Vous choisissez d’en faire ce que vous voulez, tant que vous vous sentez à l’aise avec cette idée.
  6. Respirez profondément 3 fois, et réalisez une action qui vous permette de vous ancrer à nouveau dans l’instant présent, quelque chose qui vous permet de vous concentrer uniquement sur cette action.

Voilà, j’espère que cet exercice servira à ceux qui en ont besoin. Encore une fois, ne le faites que si vous pensez en être capable. Le but n’est pas de vous forcer ni de créer une tristesse encore plus profonde.

Soyez certain qu’un jour, vous vous sentirez plus apaisé. Même si aujourd’hui c’est encore impossible, le temps vous aidera à trouver la paix. Créez de nouveaux souvenirs. Cela n’effacera jamais ceux que vous avez vécu avec la personne qui n’est plus là, jamais. Mais vous pourrez penser à avancer.

J’espère ne pas avoir manqué de délicatesse ou de tact dans ce post, car j’ai conscience que ce sujet peut être très sensible et douloureux pour certains à aborder. C’est pourquoi je m’excuse par avance si certains de mes mots ont pu vous blesser ou réveiller des douleurs. Si vous ressentez le besoin de parler à un professionnel, alors n’attendez pas. Vous avez le droit d’aller mal, et vous avez le droit de ne pas vouloir vous sentir seul. Alors entourez-vous, de bienveillance, d’amour, de soutien. Qu’il s’agisse de vos proches, de professionnels ou de personnes endeuillées comme vous.

Je vous souhaite sincèrement le meilleur, et de voir la beauté autour de vous, de prendre conscience que l’amour a plusieurs formes et qu’il est infini. N’hésitez pas à aller soutenir Armand sur sa page Instagram (@jetaimealafolieetblablabla).

Inès

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